Mes premiers pas
J’ai connu PORCUPINE TREE en lisant une chronique du regretté magazine ROCK STYLE. Nous étions en 1996 et le groupe s’apprêtait alors à sortir « SIGNIFY ». Pour être honnête, je ne me souviens plus vraiment ce qui m’a décidé à acheter l’album, mais ce choix là changera mon opinion du rock dit progressif et m’ouvrira les portes d’un monde fascinant.
Malgré le succès grandissant au fil des albums, SIGNIFY marque sans doute le tournant dans la carrière de PORCUPINE TREE. Au départ, le groupe n’était guère plus qu’un exécutoire expérimental du guitariste, chanteur et compositeur STEVEN WILSON, tandis que SIGNIFY est un vrai travail d’équipe. En plus, WAITING s’avèrera le tout premier single du groupe et entrera dans les charts britanniques.
SIGNIFY est un assemblage de Rock psychédélique, de pop et de Rock progressif, mais ici, progressif ne rime pas avec morceaux à tiroirs ou titres à rallonge. La compo la moins longue ne dure que huit minutes et cinquante sept secondes. Les « chansons » sont structurées sous une forme simple, enrichies par de nombreux passages instrumentaux toujours très atmosphériques.
Dès les premières minutes, on ne s’y trompe pas, on sent qu’on va avoir à faire à un grand album, un disque incontournable pour les fans de progressif et de musique au sens large du terme.
Varié, SIGNIFY l’est, assurément, mais sans jamais se disperser, en sachant garder une unité de base, une couleur plutôt froide, et un son caractéristique au groupe. La fluidité empreinte de nostalgie d’un « Waiting phase one » y côtoie des titres plus énergiques, comme l’instrumental technoïde « idiot prayer ». D’autre, comme « dark matter », sont plus progressif dans la forme, construit autour d’une lente progression jusqu’au solo dont on ne se lasse pas.
Voici donc un album à écouter confortablement assis sur un canapé, avec une tasse de café, pour savourer pleinement la musique à venir, pour ceux et celles qui ne considèrent pas la musique comme un moyen de combler un silence.
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