GAZPACHO london
La Norvège n’est pas un pays comme les autres. Principalement connu pour ses fjords, ses lacs et forêts, elle est également une nation très créatrice. D’un point de vue musical, on connait sa scène Black metal (dont notamment le tristement célèbre Inner black circle qui rassemblait des groupes Mayhem, Immortal ou encore Emperor.), on a également assisté, il y a quelques années de cela, à l’émergence du Nu jazz avec des artistes comme Nils Petter Molvaer et Bugge Wesseltoft, et enfin, le rock progressif n’est pas en reste lui aussi, avec des groupes comme Host, Wobbler, Gargamel et bien évidemment, Gazpacho. Formé en 1996 à Oslo, la formation s’est imposée en valeur sûre du rock progressif au fil des albums, et notamment grâce à l’indispensable Night (2007), concept album à la fois sombre, mélancolique et aux mélodies à couper le souffle.
Après un Missa atropos sorti en 2010 et au demeurant très réussi bien que fort classique pour les norvégiens, Gazpacho propose London, son deuxième album live en moins de deux ans. Enregistré devant un public assez restreint, le disque présente 15 pistes extraits des trois derniers albums studio, dont huit titres extraits de Missa Atropos. On retrouve également des titres de la période Tick tock (2009), dont the walk coupé en deux parties et fort réussi, d’une belle délicatesse mélancolique.
Cette excursion londonienne ne déçoit pas. Deux heures de progressif à tendance très ambient, une flopée de titres dantesques, faisant la part belle aux mélodies. A l’écoute de cette musique émotionnelle (Snail), on pense parfois à un Radiohead très mystique (Missa atropos), à Muse également (Desert flight), voir même Porcupine Tree sur les 17 minutes de Dream of stone, un morceau des plus épiques.
Mais plus que tout, la marque de fabrique de Gazpacho reste le chant de J.H.Ohme et quel chant, bon sang ! La ressemblance avec Steve Hogarth est surprenante ! On songe aussi par moment au regretté Jeff Buckley.
Certes, ce double live n’est pas pour les fans de Hard core (Quoi que, on peut varier les plaisirs de temps à autre.), mais n’empêche, il s’impose comme un excellent disque de la part du groupe même s'il aurait mérité un petit grain de folie suplémentaire afin de convaincre au-delà du cercle des convertis.
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