YES: fly from here
Je l’avoue, je n’ai jamais été super fan de cet as du progressif. J’éprouve parfois certaines difficultés auditives avec les poids lourds, quel que soit leur style. Metallica en est un autre exemple. Si cet album inespéré a crée la surprise dans la blogosphère progressive, musicalement parlant, l’on retrouve l’esprit « yessien ». Il n’y a donc aucune surprise de ce côté-là, la formule musicale de Fly from here est, somme toute, très classique, tout en étant plus accessible, ce qui plaira, à n’en point douter, aux fans de YES.
Ce 21ième album studio recense de très bons moments, notamment l’ensemble de la suite éponyme constituée de six parties.
En fait il s’agit là d’une ancienne composition étendue sur une vingtaine de minutes. C’est bel et bien un festin de rock progressif qui s’ouvre alors à nos oreilles, où l’on retrouve des passages planants, des moments de grâce, ainsi que les prouesses « guitaristiques » de STEVE HOWE tandis que le remplaçant de JON ANDERSON, BENOÎT DAVID, s’avère très à son aise. Le tout est d’un kitch absolu mais qu’importe, c’est beau et cela suffi. C’est peut-être même la meilleure longue pièce du groupe depuis… Endless dream ?
Passé cet ensemble là, le disque part dans d’autres directions, proposant un registre plus pop avec le sympathique The man you always wanted me to be ou exploite la filière acoustique/mélancolique du groupe, Live on a film.
Si ces morceaux s’avèrent bien agréables à écouter, attendrissants parfois même, la musicalité s’avère moins ambitieuse. L’on frôle l’ennui, pour ne pas dire plus, sur le solo de STEVE HOWE (Solitaire). Dommage.
N’empêche, globalement, My from here se révèle être une bonne surprise pour moi, peut-être un peu daté, mais néanmoins beau.
Publicité