RECYCLAGE REUSSI
Evinta est la commémoration de deux décennies de Doom Metal pour cette formation culte, formant avec Anathema et Paradise Lost, le fameux « Big Three », en référence aux trois groupes anglais signés chez Peaceville Records, responsables de toute la deuxième vague de groupe de Doom Death.
Il aura fallu près de quinze ans pour venir à bout de cette œuvre unique et singulière, composée d’anciens titres retravaillés et réarrangés, où la voix d’Aaron se partage le chant avec Lucie Roche, une soprano française de tallent.
Marqué par une liberté créatrice totale, par des passages très ambiant, des arrangements de riffs et de mélodies, Evinta reste très accessible, notamment grâce à ses harmonies et à la mélancolie que dégage l’album. Bien que très singulier dans la forme comme dans le fond, on songe parfois à Elend, Chaostar, Arvo Pärt ou encore Deine Lakaein (Sur ses albums les plus acoustiques, comme « Acoustic »). A travers ce souffle à la fois atypique et émotionnel, on retrouve parfois une mélodie connue, au détour de « la vanité triomphante » par exemple.
Reste à savoir si cet album « hors série » marquera le début d’une période musicale inédite (Comme Opeth avec son prochain album, « Heritage », et son absence totale de Death Metal nous dit-on !!!), une modification du son ou s’il demeurera sans suite ?
Il est vrai qu’en ce qui me concerne, ces dernières années, le groupe perdait sérieusement en émotion, malgré des albums irréprochables, mais à cause d’un automatisme asséchant leur musique.
J’ose alors espérer qu’Evinta aura, par extension, une répercussion bienvenue à l’œuvre metal du groupe. Si cela est le cas, on ne peut que s’en réjouir.
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