UN PRETRE INSOLITE

Publié le par Sabat

Crobert-culat-2.jpgAMION BLANC proposa en 2007 l’âge du metal, une étude originale, non pas parce qu’elle était menée par un prêtre, mais parce que celui-ci avait pris la peine de connaître le Metal et même d’apprécier certains groupes comme OPETH, SHAPE OF DESPAIR, ORPHANED LAND.

En effet, des livres écrits par des prêtres concernant le rock ou le metal, il y en avait déjà eu auparavant, ce n’est pas là un scoop, et ces ouvrages présentaient le défaut récurrent de n’aborder la question que sous l’angle de l’opposition farouche. Ici, ce n’est pas le cas.

L’intérêt  de ROBERT CULAT pour ce style de musique est né à partir d’un choc visuel en 1994. Le jeune prêtre voit alors débarquer dans son bureau d’aumônier deux lycéens au look inhabituel : cheveux longs, tee-shirts noirs… Cette rencontre va attiser sa curiosité. En 2000, il décide de lancer un questionnaire nommé « Etude sur la planète metal » par le biais d’annonces dans les magazines. Il recevra plus de 500 réponses.

On peut diviser ce livre en trois parties.

La première, le questionnaire en lui-même. C’est la plus grosse partie et il en résulte parfois un certain ennui avec ces avalanches de chiffres et d’interprétations des résultats.

La deuxième, beaucoup plus intéressante en revanche, propose une analyse sur la problématique entre metal, opinion et religion.

En lisant cette passionnante conclusion, on en vient à bien distinguer la finesse du travail musical, la profondeur qu’il véhicule, l’intensité qu’il procure, l’éventail des émotions qu’il offre. Le metal est complexe, il exige un travail de dépossession et d’abandon de soi, cela, cette partie de l’œuvre le livre avec une certaine érudition et l’on sent même, assez souvent, l’intérêt mélomane de l’auteur.

Enfin, la troisième propose pour les néophytes un panorama des différents courants musicaux propre au Metal.

On pourra toujours s’interroger sur cette démarche sociologique afin d’offrir une respectabilité à une contre culture qui n’en a que faire, qui c’est construite dans l’adversité, contre l’opinion et les médias, mais néanmoins, l’effort reste louable. Voir même remarquable dans un monde où le manichéisme rode dans les esprits et caricature si facilement la vérité.



"La musique Metal, ce n'est pas un Deicide sinon rien."
R.C

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OPETH ET ROBERT CULAT

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Publié dans Patchwork littérature

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