SE LIBERER DE WINDOWS
Libre. Quel mot ambigu. Un mot dont le sens varie entre l’imagination et le fait. Ça fait tellement d’années qu’on nous a baisés avec ce mot là ! Quel sens peut-il bien avoir ?
Libre comme libéral, néolibéral ou comme libertaire ?
Libre comme libre concurrence, libre échange ou libre arbitre ?
Un mot à la fois indécis et récent qui provoque d’énormes contrastes, comme en informatique par exemple, où deux concepts s’opposent depuis de nombreuses années, d’un côté le logiciel fermé et de l’autre, le logiciel libre, comme Linux. D’un côté, un système de limitation imposé par les brevets et de l’autre, la liberté d’utilisation, le pouvoir de l’étudier, de le modifier et de redistribuer ces modifications. Deux points de vue très différents, la concurrence ou la coopération. Le clique libre ou le clique abus.
La philosophie de Linux me rappelle une époque où des bidouilleurs bricolaient leurs antennes TSF. Et quand bien même la technologie semble bien compliquée de nos jours, cet état d’esprit semble résister au temps et à la complexité.
Les militants du libre luttent contre Microsoft et notamment contre son abus de domination à travers le monde. L’association Racketiciels dénonce cette main mise, la vente liée, illégale, mais pratiquée en toute quiétude chez nous.
Alors, libre comme liberté de choix ou enfermé dans un système de racket organisé?
Vous pensez peut-être que j’exagère et pourtant, acheter un ordinateur en France revient à payer entre 10 et 30% plus cher à cause des logiciels que vous n’avez pas choisis alors que d’autres existent. Sur une machine coûtant 599 euros, le total peut s’élever jusqu’à 300 euros.
En terme plus clair, Bill Gates vous rackette en exerçant une pression très forte sur les constructeurs afin qu’ils installent le système d’exploitation Windows pour forcer ensuite l’achat et nous enfermer dans un circuit fermé.
C’est sûr, ce n’est pas là un scoop, mais néanmoins, ce système pervers mérite d’être dénoncer autant de fois qu’il faudra, d’autant plus que les solutions techniques existent. Il suffirait de préinstaller Windows sans l’activer, comme Office. Ainsi, vous achèteriez votre machine sans payer Windows et, le cas échéant, vous auriez à acheter la clé pour l’activer, ou alors rester sur Linux par exemple.
Mais pour l’instant, l’idéal de pouvoir choisir ce qu’on veut utiliser dès l’achat de la machine, est cruellement verrouillé par la domination sans partage et sans concurrence de Microsoft, alors qu’en Argentine, d’après ce que j’ai lu, la majeure partie des PC est vendue avec Linux.
Enfin, peut-être qu’un jour, qui c’est, nous pourrons jouir d’une véritable alternative, de cette notion clé dans l’élaboration du concept de liberté, celle de choix.
Pour en savoir plus :
http://wwwframasoft.net/rubrique2html
http://non.aux.racketiciels.info/