JMJ
La foi est fatiguée, nous explique-t-on. La foi, c'est-à-dire, en terme plus clair, la haine de la liberté, la haine de la vie, la haine de la sexualité, la haine du plaisir et, en lieu et place de cela, la foi et la croyance, l’aliénation et la soumission, l’ange asexué et la chasteté, la virginité et la passion pour l’au-delà.
La foi est usée, le tissu chrétien de nos sociétés s’effrite et pourtant, on nous annonce, cette semaine, un million de jeunes catholiques attendus à Madrid pour les XXVIèmes journées mondiales de la jeunesse, deux cents nationalités différentes, des confessionnaux portatifs… Un paradoxe ? Après tout, l’homme n’en est pas à un près.
Le coût de cette célébration papale est estimé à 50 millions d’euros ! La municipalité de Madrid a en effet déroulé le tapis rouge devant le souverain pontife et ses ouailles, fidèles greffes qui le suivent sur les tallons. 50 millions d’euros dans un pays en pleine récession économique, moi, j’appelle cela du cynisme !
On a l’impression qu’en ces temps où nous vivons sous le poids d’une fatalité plus forte que notre raison, à la merci de forces qui agissent sur nous et en nous, l’obscurantisme et la pensée magique surgissent comme une pulsion qui creuse les esprits.
Il devient alors plus urgent de sauver les âmes à l’aide d’une pharmacopée judéo-chrétienne, avec l’utilisation d’argent public, que de reconstruire une Espagne en ruine, pourvu de cinq million de chômeurs.
Quel cynisme !