Quantcast

Mercredi 13 juin 3 13 /06 /Juin 18:22


Dalek.jpgJ’ai toujours apprécié l’idée de diversité, en art, en musique bien évidemment et dans la vie en général. Comprenez par là-même que je suis un ardent adversaire du communautarisme sous toutes ses formes, d’Eva Jolly également pour certaines de ses propositions stupides allant dans le sens du communautarisme ou de certains qui, par exemple, rêvent d’une ville gothique avec des tulipes noires et des balcons noirs.

Cette diversité m’a conduit à faire des choix parfois étranges, énigmatiques, pas toujours très bien compris au sein des communautés rock. A partir du moment où vous aimez une musique particulière, n’importe laquelle en fait, vous êtes automatiquement relié à la communauté et vous devez alors vous conduire selon les règles érigées (On ne sait jamais par qui), aimer tel truc, détester tel machin... Cela est également vrai en politique.

J’ai parfois pensé que le Rap, ce n’était pas ce repoussoir commercial qu’on nous inflige à la radio ou à la télé à longueur d’année, mais je me suis bien gardé de le dire autour de moi. Ça ne m’était pas déplaisant à imaginer dans mon univers Rock. Les gens sont parfois très hypocrites d’ailleurs. Ils ont une mauvaise opinion envers le Rap mais ils adorent Epic de Faith No More ou vénèrent Londinium d’Archive. C’est tout de même étrange comme attitude. Mais entre penser et écouter, il y a un énorme pas à franchir tout de même.

Il aura fallu du temps en effet avant d’acheter la bête, Dälek, à me tâter, trouvant cette musique foncièrement moins stupide que ce que j’avais pu parfois écouter en matière Rock, Metal ou Prog, mais tellement Rap, notamment dans le phrasé. J’aimais bien mais, dans mon esprit, ça demeurait du Rap, c’est-à-dire de la musique « interdite ». Et puis, finalement, on sent à travers cet album une somme incroyable de qualités, une véritable recherche esthétique, un esprit véritablement avant-gardiste, un désir de dépassement, alors on finit par céder… On est franchement interloqué, dès Spiritual healing, aux tonalités industrielles et bruitistes, on pourrait évoquer là un acte incestueux entre le Hip Hop et le Post rock. Black smoke rises est la pièce la plus audacieuse du lot, une déflagration hypnotique, lente et tendue qui évoque une friche industrielle.
Du hip hop sous influence Black Sabbath, sombre et étouffant, chaotique et poétique, un mariage entre shoegaze et l’univers urbain propre au Hip Hop. Dälek dresse finalement un pont entre Public Enemy et les Young Gods.

En réalité, je me demande bien à quel type de fan peut s’adresser un tel album… Peut-être à ceux qui n’aiment pas le Rap, justement.

 


 

 

 


 

 

Par Sabat - Publié dans : Patchwork musique - Communauté : Les Cultureux éclectiques
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Jeudi 24 mai 4 24 /05 /Mai 16:09


storm corrosionVoici un album qui risque fort de ne pas plaire à toutes les sensibilités car, en effet, la collaboration attendue depuis plus d’une décennie, Storm Corrosion, réunissant les têtes pensantes que sont Mikael Akerfeldt (Opeth) et Steven Wilson (Porcupien tree), s’avère être à des années lumière des clichés Progressif ou Metal.

Cette chose artisanale à deux têtes est, en fait, beaucoup plus proche de la musique contemplative ou introspective que du metal ou du rock progressif conventionnel. Un choix plutôt acoustique et mélancolique teintée par de forts contrastes folk et nordique qui rappellent par moment Paatos, White Willow et même Popol Vuh, habitée également par une certaine spontanéité qui aurait quelque fois méritée d’être retouchée il me semble et avec très peu de partie de batterie.

Une légère tristesse de fond flotte sur ces longs morceaux (La plupart approche les 10 minutes) tandis que les voix des deux chanteurs ne se croisent jamais, sauf sur le chœur un brin étrange au début de Dray ropes.

Malgré l’étrangeté absolue que représente, musicalement parlant, Storm Corrosion, la magie opère au fur et à mesure des écoutes. Ne vous arrêtez surtout pas à la première car ces six morceaux, affranchis de toutes conventions, offrent un contenu pour le moins créatif, atypique, spirituel, ambigu et non moins intense. Une mention spéciale pour le grandiose Ljudet innan, mon titre préféré de l’album, où Akerfieldt chante en voix de tête sur des notes entêtantes de piano, relayées plus tard par des chœurs célestes. Divin, tout simplement.

Bref, Storm Corrosion me réconcilie avec l’idée que je peux me faire de la création musicale. Cette œuvre vraiment à part s’avère être comme un tour de force au vu de la plupart des collaborations d’autres musiciens souvent décevantes.

 



 

 

Par Sabat - Publié dans : Patchwork musique - Communauté : Progressive rock
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Mercredi 23 mai 3 23 /05 /Mai 13:38

seul-le-silence.jpgÇa faisait un moment que je l’avais repéré celui-là dans ma librairie, que je lui tournais autour sans parvenir toutefois à me décider, le thriller étant un genre que je n’affectionne pas particulièrement… son prix des lecteurs a été, pour le coup, un critère distinctif et surtout, décisif. Lorsqu’on n’y connait rien ou presque, on a besoin de ce genre de distinction pour oser se lancer, quand bien même un prix n’est pas forcément un gage à l’excellence.

Ceci étant dit, nous sommes plutôt en présence d’un roman descriptif ou ambiancé que d’un thriller à l’état pur, un bon point pour moi. Ce long roman noir s’inscrit dans le style, mais en allant bien au-delà également, en s’évertuant à décrire une vie, une époque (La deuxième guerre mondiale.), un pays. Au bout du compte, bien malin celui ou celle qui parviendra à lui coller une étiquette précise. Parfois on peut penser à Truman Capote (De sang froid notamment) dans la précision chirurgicale, ce roman lui est d’ailleurs dédié.

Joseph Vaughan, douze ans, est élevé seul par sa mère à Augusta Falls, un village dans l’état de Géorgie. Une vie relativement paisible qui bascule lorsqu’une fillette est retrouvée sauvagement assassinée. La première victime d’une longue série. Ces évènements dramatiques hanteront pour toujours le jeune Joseph qui, avec ses copains, formeront les anges gardiens afin de veiller sur les petites filles. Peine perdue, bien évidemment, ce ne sont que des gamins.

Le suspens est bien mené et l’atmosphère tient en haleine malgré une certaine lenteur. Ici, c’est surtout la dimension psychologique qui est à l’honneur, l’auteur livrant, en quelque sorte, le testament de Joseph, son histoire jalonnée par les drames, son obsession envers le tueur d’enfant… Un témoignage à la fois très riche, bouleversant et limpide qui prend aux tripes, grâce à une évidente qualité d’écriture et à une densité exceptionnelle, malgré certaines longueurs vers les deux tiers du livre…

En revanche, le dénouement ne tient pas toutes ses promesses et m’a un brin déçu. Peu explicite, d’une brièveté déconcertante après tant de richesse, il donne l’impression qu’Ellory ne savait plus comment finir son roman alors qu’il le fallait bien. Il se débarrasse un peu de ses personnages à la va vite, comme si après un peu plus de cinq cents pages, il en avait franchement marre. Dommage.

Il n’en demeure pas moins que Seul le silence est un grand roman, bien plus riche et bien plus complexe qu’un simple policier. Une excellente surprise pour moi. 

Par Sabat - Publié dans : Patchwork littérature - Communauté : Les lectures de Florinette
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mercredi 16 mai 3 16 /05 /Mai 09:43

 

   

Terrifiante cette jeunesse dorée avec chemise à 200 euros, Rolex… Quelle arrogance ces jeunes branleurs nourris à l’OGM du néolibéralisme… Sarkozy aura rongé et avili les cerveaux avec son adhésion à l’ultra libéralisme, lui qui rêvait de convertir la France à l’idéologie américaine, chacun pour soi et le bon dieu pour tous, le libéral-fascisme qui consiste à accorder toujours plus de liberté aux entreprises et toujours moins de liberté aux citoyens.

Mais plus globalement, ces idées préconçues ne cessent de se développer dans tous les milieux, c'est-à-dire que les Etats Unis, c’est cool, il faut avoir la même capacité de croissance que les pays émergeants en supprimant nos systèmes sociaux pour être plus compétitifs.

C’est affligeant, franchement.

Par Sabat - Publié dans : Patchwork société - Communauté : Humeurs
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 15 mai 2 15 /05 /Mai 18:19


paradise lost 3J’ai beaucoup aimé ce groupe britannique qui aura marqué son époque grâce à des albums comme Icon (1993) ou l’indispensable Draconian times (1995), appartenant aux pionniers de la vague Doom Death anglaise avec Anathema et My Dying Bridge, et ne cessant de surprendre les fans par leurs orientations musicales, passant d’un Doom Death (Gothic et Shades of god) à un gothic metal plus sophistiqué. Mais c’est à partir du très inspiré One second (1997) que l’évolution va se radicaliser, mélangeant gothic rock et sonorités new wave pour aboutir quelques années plus tard à Host (1999), le disque de la rupture en

quelque sorte. Ainsi, je dois bien avouer que la plupart des albums du groupe après One second ne m’ont rien laissé, excepté In requiem (2007), le disque de la réconciliation, un sentiment toutefois vite déçu par un Faith divides Us surjoué et dont la coloration extrême semblait dénaturer l’esprit même du groupe.

Alors que peut-on attendre de Tragic idol ?

Même s’il n’est pas un disque révolutionnaire, loin s’en faut, l’album s’avère honnête et se distingue par sa dimension organique et dépouillée, le retour aux saturations et aux valeurs du metal. En fait, Tragic idol ne fait que poursuivre la voie amorcée par In requiem en lorgnant franchement du côté de Draconian times… A tel point qu’on peut se demander si la tournée revival, en hommage à Draconian times, n’a pas généré une certaine incidence sur la création de ce treizième album ?

Alors, bien évidemment, les anglais ne rééditent pas l’exploit de l’époque : aucun single comme Say just words, Isolate ou true belief. Mais n’empêche, il est plaisant de retrouver cette guitare émouvante, plaintive, sur les lows tempos et ce feeling gothic jamais égalé (In this we dwell ou worth fighting for). Peu de clavier également, seulement quelques bribes sur solitary one.

A noter également l’artwork très soigné, style art déco, moins quelconque que Faith divides Us, signé Fursey Teyssier des Discrets (Il a également travaillé pour Laibach, Alcest, Morbid Angel, Ulver, Peste noire et vient de sortir un recueil de ses illustrations intitulé Collected works disponible sur lesdiscrets.com).

Nick Holmes et Greg Mackintosh semblent s’être refamiliariser avec l’essence primale du groupe depuis quelques albums, Tragic idol poursuit dans cette voie stylistique, orienté à la croisée des chemins entre un retour au Death et une assise plus mélodique.

 




 

 

Par Sabat - Publié dans : Patchwork musique - Communauté : Parlons Zic !
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Présentation

Calendrier

Juin 2013
L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
             
<< < > >>

Syndication

  • Flux RSS des articles
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés