Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 16:09


storm corrosionVoici un album qui risque fort de ne pas plaire à toutes les sensibilités car, en effet, la collaboration attendue depuis plus d’une décennie, Storm Corrosion, réunissant les têtes pensantes que sont Mikael Akerfeldt (Opeth) et Steven Wilson (Porcupien tree), s’avère être à des années lumière des clichés Progressif ou Metal.

Cette chose artisanale à deux têtes est, en fait, beaucoup plus proche de la musique contemplative ou introspective que du metal ou du rock progressif conventionnel. Un choix plutôt acoustique et mélancolique teintée par de forts contrastes folk et nordique qui rappellent par moment Paatos, White Willow et même Popol Vuh, habitée également par une certaine spontanéité qui aurait quelque fois méritée d’être retouchée il me semble et avec très peu de partie de batterie.

Une légère tristesse de fond flotte sur ces longs morceaux (La plupart approche les 10 minutes) tandis que les voix des deux chanteurs ne se croisent jamais, sauf sur le chœur un brin étrange au début de Dray ropes.

Malgré l’étrangeté absolue que représente, musicalement parlant, Storm Corrosion, la magie opère au fur et à mesure des écoutes. Ne vous arrêtez surtout pas à la première car ces six morceaux, affranchis de toutes conventions, offrent un contenu pour le moins créatif, atypique, spirituel, ambigu et non moins intense. Une mention spéciale pour le grandiose Ljudet innan, mon titre préféré de l’album, où Akerfieldt chante en voix de tête sur des notes entêtantes de piano, relayées plus tard par des chœurs célestes. Divin, tout simplement.

Bref, Storm Corrosion me réconcilie avec l’idée que je peux me faire de la création musicale. Cette œuvre vraiment à part s’avère être comme un tour de force au vu de la plupart des collaborations d’autres musiciens souvent décevantes.

 



 

 

Par Sabat - Publié dans : Patchwork musique - Communauté : Progressive rock
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Mercredi 23 mai 2012 3 23 /05 /Mai /2012 13:38

seul-le-silence.jpgÇa faisait un moment que je l’avais repéré celui-là dans ma librairie, que je lui tournais autour sans parvenir toutefois à me décider, le thriller étant un genre que je n’affectionne pas particulièrement… son prix des lecteurs a été, pour le coup, un critère distinctif et surtout, décisif. Lorsqu’on n’y connait rien ou presque, on a besoin de ce genre de distinction pour oser se lancer, quand bien même un prix n’est pas forcément un gage à l’excellence.

Ceci étant dit, nous sommes plutôt en présence d’un roman descriptif ou ambiancé que d’un thriller à l’état pur, un bon point pour moi. Ce long roman noir s’inscrit dans le style, mais en allant bien au-delà également, en s’évertuant à décrire une vie, une époque (La deuxième guerre mondiale.), un pays. Au bout du compte, bien malin celui ou celle qui parviendra à lui coller une étiquette précise. Parfois on peut penser à Truman Capote (De sang froid notamment) dans la précision chirurgicale, ce roman lui est d’ailleurs dédié.

Joseph Vaughan, douze ans, est élevé seul par sa mère à Augusta Falls, un village dans l’état de Géorgie. Une vie relativement paisible qui bascule lorsqu’une fillette est retrouvée sauvagement assassinée. La première victime d’une longue série. Ces évènements dramatiques hanteront pour toujours le jeune Joseph qui, avec ses copains, formeront les anges gardiens afin de veiller sur les petites filles. Peine perdue, bien évidemment, ce ne sont que des gamins.

Le suspens est bien mené et l’atmosphère tient en haleine malgré une certaine lenteur. Ici, c’est surtout la dimension psychologique qui est à l’honneur, l’auteur livrant, en quelque sorte, le testament de Joseph, son histoire jalonnée par les drames, son obsession envers le tueur d’enfant… Un témoignage à la fois très riche, bouleversant et limpide qui prend aux tripes, grâce à une évidente qualité d’écriture et à une densité exceptionnelle, malgré certaines longueurs vers les deux tiers du livre…

En revanche, le dénouement ne tient pas toutes ses promesses et m’a un brin déçu. Peu explicite, d’une brièveté déconcertante après tant de richesse, il donne l’impression qu’Ellory ne savait plus comment finir son roman alors qu’il le fallait bien. Il se débarrasse un peu de ses personnages à la va vite, comme si après un peu plus de cinq cents pages, il en avait franchement marre. Dommage.

Il n’en demeure pas moins que Seul le silence est un grand roman, bien plus riche et bien plus complexe qu’un simple policier. Une excellente surprise pour moi. 

Par Sabat - Publié dans : Patchwork littérature - Communauté : Les lectures de Florinette
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Mercredi 16 mai 2012 3 16 /05 /Mai /2012 09:43

 

   

Terrifiante cette jeunesse dorée avec chemise à 200 euros, Rolex… Quelle arrogance ces jeunes branleurs nourris à l’OGM du néolibéralisme… Sarkozy aura rongé et avili les cerveaux avec son adhésion à l’ultra libéralisme, lui qui rêvait de convertir la France à l’idéologie américaine, chacun pour soi et le bon dieu pour tous, le libéral-fascisme qui consiste à accorder toujours plus de liberté aux entreprises et toujours moins de liberté aux citoyens.

Mais plus globalement, ces idées préconçues ne cessent de se développer dans tous les milieux, c'est-à-dire que les Etats Unis, c’est cool, il faut avoir la même capacité de croissance que les pays émergeants en supprimant nos systèmes sociaux pour être plus compétitifs.

C’est affligeant, franchement.

Par Sabat - Publié dans : Patchwork société - Communauté : Humeurs
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Mardi 15 mai 2012 2 15 /05 /Mai /2012 18:19


paradise lost 3J’ai beaucoup aimé ce groupe britannique qui aura marqué son époque grâce à des albums comme Icon (1993) ou l’indispensable Draconian times (1995), appartenant aux pionniers de la vague Doom Death anglaise avec Anathema et My Dying Bridge, et ne cessant de surprendre les fans par leurs orientations musicales, passant d’un Doom Death (Gothic et Shades of god) à un gothic metal plus sophistiqué. Mais c’est à partir du très inspiré One second (1997) que l’évolution va se radicaliser, mélangeant gothic rock et sonorités new wave pour aboutir quelques années plus tard à Host (1999), le disque de la rupture en

quelque sorte. Ainsi, je dois bien avouer que la plupart des albums du groupe après One second ne m’ont rien laissé, excepté In requiem (2007), le disque de la réconciliation, un sentiment toutefois vite déçu par un Faith divides Us surjoué et dont la coloration extrême semblait dénaturer l’esprit même du groupe.

Alors que peut-on attendre de Tragic idol ?

Même s’il n’est pas un disque révolutionnaire, loin s’en faut, l’album s’avère honnête et se distingue par sa dimension organique et dépouillée, le retour aux saturations et aux valeurs du metal. En fait, Tragic idol ne fait que poursuivre la voie amorcée par In requiem en lorgnant franchement du côté de Draconian times… A tel point qu’on peut se demander si la tournée revival, en hommage à Draconian times, n’a pas généré une certaine incidence sur la création de ce treizième album ?

Alors, bien évidemment, les anglais ne rééditent pas l’exploit de l’époque : aucun single comme Say just words, Isolate ou true belief. Mais n’empêche, il est plaisant de retrouver cette guitare émouvante, plaintive, sur les lows tempos et ce feeling gothic jamais égalé (In this we dwell ou worth fighting for). Peu de clavier également, seulement quelques bribes sur solitary one.

A noter également l’artwork très soigné, style art déco, moins quelconque que Faith divides Us, signé Fursey Teyssier des Discrets (Il a également travaillé pour Laibach, Alcest, Morbid Angel, Ulver, Peste noire et vient de sortir un recueil de ses illustrations intitulé Collected works disponible sur lesdiscrets.com).

Nick Holmes et Greg Mackintosh semblent s’être refamiliariser avec l’essence primale du groupe depuis quelques albums, Tragic idol poursuit dans cette voie stylistique, orienté à la croisée des chemins entre un retour au Death et une assise plus mélodique.

 




 

 

Par Sabat - Publié dans : Patchwork musique - Communauté : Parlons Zic !
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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 11:08

maryse-la-fole.jpg
Je connaissais Nadine Morano, ses bombes puantes (Sur Pierre Moscovici dernièrement), sa morale en toc qui atteignait le degré zéro de la culture politique, et, assez naïvement peut-être, je pensais que cette poissarde de la république (En charge tout de même de l’apprentissage et de la formation professionnelle !) avait enterrée toute la concurrence flingueuse de la Sarkozye.

Mais c’était sans compter sur la grosse réserve des ultrasarkozystes. Maryse Joissains Masini, députée maire d’Aix en Provence, appartient à ce genre de mercenaire dépourvu de la moindre morale. Elle n’aura, en tout cas, pas ménager ses efforts pour défendre son « Nicolas » dont le destin risque de tourner au fiasco judiciaire. Déjà, dans une lettre déposée dans les boîtes aux lettres des habitants d’Aix en Provence entre les deux tours où elle appelle à faire barrage contre la gauche car « Le socialisme en France, c’est le pompier pyromane ». Est-ce bien légitime au regard du code électoral ? Mais qu’importe…

maeyse-la-folle.jpg


La voilà maintenant qui conteste la légitimité « physique » d’Hollande, « Je ne crois pas qu’il soit en capacité ni en compétence pour diriger ce pays(…). En tout cas, physiquement, il ne donnera pas l’image d’un président de la République(…). J’aurais aimé un président qui ait plus de prestance et pas qu’il agite ses petits bras comme il le fait dans tous ses meetings, parce que ça me paraît extrêmement ridicule. Donc je lui conseille de changer d’attitude, de changer d’amis et je lui conseille d’essayer d’être président, ce ne sera pas facile. »

Délirium ? Envoûtement ? Jérémiades ?

Bref, le Sarkozysme fut indigne, et indigne fut sa fin. Après tout, Napoléon et Alexandre le Grand avaient eux aussi des petits bras… pauvre France, pauvre UMP, pauvre Aix… Oui, en effet, comment une ville aussi jolie a-t-elle pu se doter d’une telle catastrophe ? Aix est pourtant une belle ville mais pas encore libérée comme vient de l’être l’Elysée. L’UMP sombre et les rats quittent le navire et quels rats !

Je propose de créer une loi qui s’appliquerait à ce genre de personnage inapte à de telles fonctions car, après tout, on raie bien du barreau des avocats pour beaucoup moins que ça !

Pour un membre de l’UMP, parti qui n’avait que le peuple à la bouche, je suis quand même un peu surpris que l’avis du peuple soit à ce point illégitime. Aux dernières nouvelles, elle vient de faire un recours en annulation de l’élection présidentielle au conseil constitutionnel…

Mais personne ne voudrait lui tremper le derrière dans l’eau froide ?

En tout cas, son attitude me conforte dans mon vote !

Par Sabat - Publié dans : Patchwork actualité - Communauté : Humeurs
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